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 Une nuit endiablée. Ou pas [Thalia]

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AVATAR : Russell Crowe
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ARRIVEE : 14/08/2010


MessageSujet: Une nuit endiablée. Ou pas [Thalia]   Mer 8 Sep - 2:22

    Entre un boulot ennuyant et une semaine horrible à me remettre de blessures. Je dois habituellement remercier le fight club de me permettre de traverser tout cela sans exploser la cervelle de quelqu’un. Sauf que là, avec les blessures et mon séjour à l’hôpital, je n’ai pas tellement eu l’occasion de me battre, de me défouler. Travaillant habituellement de nuit, je suis comme un tigre en cage dans mon appartement. Mes blessures sont guéries, incapable de dormir je suis sortis. Il doit être minuit environ, je n’ai pas regardé l’heure. Je m’amuse d’un détail étonnant tout en marchant dans la rue. J’ai reçu une balle. Ce n’est certes pas la blessure la plus horrible que j’ai eu dans ma vie. Mais tout de même l’une des plus solides! Je l’ai reçu non pas en tuant quelqu’un, en effectuant mon job de meurtrier, mais bien en sauvant deux personnes. Ce que je faisais pour la première fois. Comme quoi ce n’est vraiment pas payant de jouer les héro. J’allume une cigarette tout en marchant simplement. J’avais dans l’idée de faire une balade et de retourner chez moi. Ce n’est pas exactement ce que j’ai fais. Je me suis arrêté près d’un bar. J’ai terminé ma clope puis un mec de mon boulot m’a vu et m’a interpelé. « Hyde? Hyde ça va? Tu sors de ta tanière mon gars! Tu vas enfin nous dire ce qui s’est passé? » hum, excusez-moi, tous les gars de mon boulot. Bref, j’ai été attiré à l’intérieur. Je ne suis pas sympathique pour deux cents mais ils ne semblent pas le remarquer. Et puis… Je dois bien avouer qu’un peu de compagnie ça ne fait pas de mal, même à moi. Il me tend une bière que j’accepte. Je raconte ce qui s’est passé dans le parking souterrain. Nous sommes des gardiens de sécurité. Nous ne travaillons jamais ensemble, mais ils se font des petites soirées régulièrement comme ça. Auxquelles je ne participe pas évidement. Ils sont franchement étonnés par mon histoire, les claques amicales fusent, je ne suis pas certain d’apprécier mais je ne dis rien. « Tu es là depuis deux semaines mon vieux et il t’arrive le truc le plus intéressant de toute ma carrière … ça fait quinze ans que je suis là. Je t’emmerde. » lâcha le plus vieux en rigolant. Intéressant? Je me suis fais tirer dessus… Je suis censé être un pro, encore plus qu’ils ne s’imaginent, je suis profondément vexé. Mais je garde encore une fois ce léger détail pour moi.

    La nuit se déroule bien, ils finissent par me laisser tranquille. J’ai déjà deux bières d’avalée et je suis un brin plus agréable. L’alcool a un effet plus qu’intéressant sur moi. J’évite habituellement d’en prendre plus d’une bouteille. Je n’ai personne avec qui parler alors je vais fumer une cigarette à l’extérieur. Il n’y a plus beaucoup de monde et à vrai dire je croyais être seul à l’extérieur. Oui, je croyais. Un bruit m’interpelle un peu plus loin. J’avance lentement et je tombe sur un gars, fortement intéressé par le corps de la jeune femme qui se trouve avec lui. Un pervers, sans aucun doute. Il lui propose de l’argent qu’elle refuse. Je n’ai pas bien écouté la discussion. C’est le genre de situation qui me fait sortir de mes gonds. Pourquoi? Après tout je ne suis rien d’autre qu’un salopard de tueur. Les violeurs me répugnent, c’est comme ça. En d’autres circonstance il aurait déjà une balle de logée dans la tête. Mais je ne suis pas armé. Mon arme est toujours en possession des flics. « Tu ne parles pas notre langue? Elle ne veut pas de ton argent. » dis-je en m’approchant lentement, le visage fermé et le ton qui laisse présumer ma colère. Le gars lève les yeux vers moi et semble agacé. Il attrape la fille par le poignet et il se met à la serrer fortement, assez pour lui faire mal. « Cette pute m’a allumée, et elle ne me donne rien en retour. » cracha-t-il furieusement. Vrai pas vrai, il est complètement bourré et visiblement sous l’influence d’autre chose que de l’alcool. Il la gifle fortement à la figure, il ne m’en faut pas plus pour réagir. Je suis plus à l’aise avec une arme. Mais je suis très fort, et il y a un moment que je m’entraine au corps à corps avec le fight club. Je le frappe fortement à la figure à plusieurs reprises, il se retrouve vite au sol. Je suis parvenu à le maitriser sans peine. N’importe qui aurait pu le faire vu son allure. Il n’en veut pas plus et il fout rapidement le camp.

    Si ça continue, il faudra me donner un nom de superhéro non? Parce que j’accumule les bonnes actions. J’ai une forte tendance à la violence, il faut dire que le gars va s’en sortir avec un visage amoché, mais au moins la fille n’a presque rien, sinon une ecchymose sur le visage. J’ai bu deux bières, c’est probablement ce qui me rend plus agréable. Sinon je ne lui aurais même pas adressé la parole comme je vais le faire :

    « Vous allez bien? » j’observe un peu son visage et j’ajoute : « Il faudrait simplement mettre une serviette avec un peu de glace sur votre lèvre, sinon elle va vite devenir bleue. » terminais-je, calme. Je n’avais pas la moindre idée de ce quelle était réellement. Je ne serais pas le même sinon. Si ma perception est légèrement altérée par l’alcool, je vais vite me rendre compte à qui j’ai affaire…

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MessageSujet: Re: Une nuit endiablée. Ou pas [Thalia]   Mer 8 Sep - 18:12


THALIA - Un Blue Lagoon s'il vous plaît.

Je croisai les jambes tout en appuyant itérativement sur l'écran tactile de mon téléphone portable. J'étais énervée. J'attendais une collègue qui venait de se faire plaquer par son fiancé et qui avait besoin d'une bonne dose de réconfort alcoolisé. Or, elle avait déjà trente minutes de retard. Quelle chieuse. Le serveur me tendit mon cocktail, le troisième de la soirée. Après l'avoir remercié, je saisis mon verre puis trempai mes lèvres dans le liquide bleuté et commençai à me laisser enivrer par la boisson.

Je détestais traîner au Midnight. Ce club était rempli de clients désespérés qui faisaient la cour à des prostituées vénales dans une ambiance alourdie par les émanations de moultes fragrances capiteuses. En clair, ce n'était pas véritablement le genre de personnes que j'avais envie de voir pendant mes jours de congés. Le vibreur de mon portable me sortit de mes songes. "Je me suis réconciliée avec chouchou. On se voit demain! Steph". Quelle pétasse.

Soudain, alors que je m'apprêtais à quitter le club, j'aperçus la silhouette d'un homme que je n'eus que peu de peine à reconnaître. Elle appartenait à un certain Connor Spencer, un client régulier que je n'avais toutefois plus vu depuis plusieurs mois. Il était cadre dans une compagnie d'assurance et la pression l'avait transformé en petit tyran monté sur ressorts toujours prêt à exploser et aux tendances sado-maso refoulées. Il me faisait de la peine à l'époque.

Son regard finit par croiser le mien alors que je me trouvais à quelques pas de la porte de sortie. J'esquissai un léger sourire de politesse à son égard. Peut-être n'aurais-je pas dû puisqu'il ne lui en fallut pas plus pour qu'il vienne me rejoindre. Coincée, je n'eus d'autre choix que de l'attendre en le regardant se diriger vers moi d'une allure chancelante. Il finit par m'interpeller d'une voix tremblante mais enjouée.

CONNOR - Luna, ma chérie! Tu tombes bien, je veux de te voir.
THALIA - Appelle Stella demain, elle te donnera un rendez-vous.
CONNOR - C'est maintenant que j'ai envie, pas demain.

Je soutint le regard de mon ancien client qui se voulait de plus en plus menaçant. Bordel, je n'étais vraiment pas d'humeur à me mettre dans ce genre de situation. Je n'avais qu'une envie, boire encore deux ou trois verre, oublier l'affaire Alekseï et mon ingrate de collègue et me foutre au lit. Seule. Connor était bourré, il tenait à peine debout. Je fis un pas en arrière avant de lui répondre d'une voix ferme.

THALIA - Casse-toi Connor. Je bosse pas ce soir.
CONNOR - Allez putain, je te file 500$, tu viens chez moi et on en parle plus!
THALIA - J'ai dis non, je m'en fous de ton argent, lâche-moi!

Je pris l'initiative d'hausser le ton, d'une part parce que je commençais à sérieusement m'énerver mais également pour attirer l'attention autour de moi au cas où la situation dégénérerait, ce qui commençait à devenir plus que probable. Connor avançait à mesure que je reculais, jusqu'à ce que je finisse plaquée contre le mur du club. J'étais à quelques doigts de céder à la panique mais n'en laissais rien paraître. Seule ma respiration devenait graduellement plus rapide et saccadée. J'arrivais à décrypter une certaine rage dans les yeux de mon interlocuteur, rage qui semblait frôler la folie. Ses pupilles étaient complètement dilatées et sa mâchoire se crispait à coups de spasmes irréguliers. Nul besoin d'être Einstein pour remarquer qu'il avait probablement pris quelques pilules avec son Jack Daniels. Mon plan semblait fonctionner puisqu'une voix masculine ne tarda pas à prendre ma défense en priant Connor de me laisser tranquille.

Soulagée de ne plus être seule face à l'individu, je baissai ma garde. Alors que je cherchais l'homme qui venait d'intervenir du regard, je sentis la main de Connor se saisir de mon poignet et le serrer avec force. Il colla son visage à quelques centimètres du mien. Je sentais sa respiration haletante sur ma peau et les effluves de whisky chaud qui atteignirent alors mes narines me soulevèrent le cœur. Mon ancien client prit l'initiative de se justifier en prétendant que je l'avais allumé. Outrée et ralentie de façon non négligeable par l'alcool, je n'eus aucune réaction lorsque sa main vint s'abattre sur ma joue. Ce bâtard venait de me foutre une gifle. J'étais sur le point de lui en recoller une lorsque que l'homme qui venait de prendre ma défense se jeta sur Connor et commença à le frapper. Je préférai me mettre en retrait et observer la scène de plus loin. Quelques instants plus tard, Connor déguerpit et celui qui venait de me porter secours s'enquit de me rejoindre, afin de prendre de mes nouvelles et de me donner quelques conseils pour m'éviter de ressembler à la schtroumpfette en me levant le lendemain matin.

THALIA - Je vais bien. Merci, vraiment. Ce mec a des sérieux problèmes.

Encore sous le choc, je sentais toutefois l'adrénaline se dissiper et la douleur commencer à envahir le bas de mon visage. Alors que je portais ma main à hauteur de ma lèvre, je vis mon cher ami Connor se traîner jusqu'à nous en hurlant.

CONNOR - Je vais me plaindre à ton mac et quand tu te seras fait virer, tu me supplieras pour que je te demande une pipe quand j'irais te voir sur le trottoir!

Quel connard. J'étais stupéfaite par la longueur de la phrase qui venait de sortir de sa bouche. Si j'avais été moins fatiguée et, il faut l'avouer, moins imbibée, j'aurais réagi au quart de tour mais ce soir, ses propos commençaient vraiment à me blaser. Je lui lançai un regard noir tout en soufflant alors qu'il était en train de se faire embarquer par le service de sécurité qui s'était finalement décidé à intervenir. Connor venait de donner des sérieux indices concernant ma profession mais, encore à l'ouest, je n'y prêtais même pas attention. De toute manière, trouver une prostituée dans ce bar n'était pas très étonnant. Je me tournai vers l'homme qui venait de m'éviter bien des problèmes et tentai d'esquisser un sourire.

THALIA - Qu'est-ce que je peux faire pour vous remercier?
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MessageSujet: Re: Une nuit endiablée. Ou pas [Thalia]   Jeu 9 Sep - 1:12

    Je suis venu à son aide parce que j’ai vu rouge. Ce qui est souvent le cas lorsque la suite ressemble à un viol. Battre une femme, une bagarre entre deux personnes m’importe peu, mais lorsqu’il y a un manque de respect flagrant menant à des attouchements, là j’ai un peu plus de difficulté à me contrôler. Sauf qu’il y a une chose à savoir à propos de moi. Je déteste les violeurs, c’est probablement ce que je méprise le plus au monde. Mais en dessous vient immédiatement les prostituées. Alors sincèrement, je ne sais pas si je lui serais venue en aide en connaissance de cause. Après tout, je suis moi-même un salopard. J’ai simplement de bons jours… J’observe la jeune femme. Elle est sous le choc, énervée et avec raison. Pour moi, ce n’est pas réellement différent qu’à l’habitude, un connard de plus dans le royaume des ordures. Cette ville en est visiblement peuplée, au même titre que New-York apparemment. J’ai de la chance. Quitter un endroit pour tomber sur une autre ville pourrie. Elle me remercie et lance que ce mec à des problèmes. Ça je n’en doute pas, mais je préfère ne pas y songer. Lorsque je pense trop il m’est facile de revoir des images que je voudrais ne plus voir. Impossible malheureusement lorsque je tombe sur une scène de ce genre. Je vois les mains, je vois ma mère qui hurle, qui est tellement tétanisée qu’elle se laisse faire… Sauf que maintenant, je suis assez fort et assez imposant pour agir. « Je vais me plaindre à ton mac et quand tu te seras fait virer, tu me supplieras pour que je te demande une pipe quand j'irais te voir sur le trottoir! » Mes yeux ne quittent pas la jeune femme. Mais j’ai entendu évidement. Des mots que je connais pour avoir côtoyé ce monde. L’homme pour avec qui j’étais associé était un mac. La femme que j’ai épousé une prostituée. Alors ce monde, je le connais par cœur. Je sais également que les putains sont menées par l’argent. J’ai vécu plusieurs mois avec une femme que je pensais connaître par cœur. Une salope qui m’a baisé et qui a essayer de me tuer. Mais c’est aussi la seule femme que j’ai aimé… Je l’ai tuée avant qu’elle ne le fasse. Elle hante encore mes rêves et je sens un horrible frisson me parcourir l’échine lorsque j’entends qu’elle est une pute. « Qu'est-ce que je peux faire pour vous remercier? »

    Mon regard est sombre, je dois absolument partir avant de commettre une bêtise. Heureusement pour elle, j’ai bu. Je suis généralement moins violent. Mais je ne suis pas assez bourré pour ne pas être impulsif. Certains deviennent franchement idiots lorsqu’ils boivent, moi c’est plutôt le contraire, mon attitude s’améliore, probablement parce qu’elle ne peut tout simplement pas devenir pire. Je réponds au quart de tour : « Éviter de me faire perdre mon temps. » dis-je d’un ton sec. Je ne bouge pas, comme si j’avais autre chose à dire. Ce qui est le cas, bien qu’habituellement je ne sois pas très loquace. « Qu’est-ce que ça peut bien vous foutre qu’il vous touche? C’est votre boulot après tout. » lançais-je d’un ton froid. J’étais en colère, contre elle mais davantage contre son statut. Elle ne m’avait pas demandé de lui venir en aide alors elle n’était pas fautive. Elle me répugnait, tout simplement et j’avais visiblement envi de chercher les ennuis. Sauf que rester plus longtemps avec elle? Je n’en avais pas du tout envi. Sans ajouter un mot de plus je retournais dans le bar pour reprendre un verre. Je savais que c’était stupide, mais j’en avais envi. J’étais presque seul à cette heure puisque le bar fermait bientôt ses portes. Vu ce que j’avais dit à la jeune femme, je risquais de ne pas l’être bien longtemps. J’oublie rapidement qu’ici je ne suis pas un tueur, que dans cette ville personne ne me connaît, que je n’ai pas une réputation qui me précède. Ici, je suis gardien de sécurité dans un stationnement souterrain misérable. Ici, je suis un simple citoyen avec un peu trop de mordant.

    En fait, j’avais simplement raté un petit détail. En frappant le mec, mes clés étaient tombées sur le sol à l’extérieur. J’aurais un petit souci pour retourner dans mon appartement. D’autant plus qu’étant un criminel, je sais plutôt bien m’organiser pour que personne n’entre chez moi… Même si il est question de moi-même. J’étais concentré sur ma bière, je me fichais bien du reste.

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MessageSujet: Re: Une nuit endiablée. Ou pas [Thalia]   Dim 12 Sep - 0:27


Connor disparut derrière la porte du Midnight qui venait de claquer violemment devant sa mine outrée. J'étais en colère contre lui. Cependant, je le trouvais également extrêmement pathétique. Je me demandais ce qui avait pu le pousser à devenir ce petit con abject et irrespectueux, complètement soumis à ses pulsions les plus primaires. Au travail, il avait l'air d'être du genre petit employé de base corvéable à merci et qui garde ses couilles bien cachées dans son slip devant le grand patron. Je suppose qu'à l'extérieur des murs en verre sans teint de son bureau, il devait tenter de compenser sa frustration en abusant du faux pouvoir que la société de consommation confère à la foule de clients dont il faisait partie. Il jouissait en possédant des objets, en possédant des femmes. Il avait dû extrapoler en me considérant comme un banal produit dont il pouvait disposer à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit et, lorsque j'avais décliné sa proposition, il avait pété un câble comme un gamin à qui on refuse un bonbon.

Je reportai rapidement mon attention sur mon interlocuteur. Je remarquai rapidement que l'expression que je pouvais lire sur son visage avait totalement changé. Son regard s'était assombri et il semblait largement moins bien disposé à mon égard que quelques secondes auparavant. Intriguée, je penchai la tête, tentant de comprendre la source de ce revirement de comportement. Soudain, il ouvrit la bouche pour me prier sèchement de le laisser tranquille, avant de poursuivre sur un registre encore plus révoltant. Qu’est-ce que ça peut bien vous foutre qu’il vous touche? C’est votre boulot après tout.

La situation paraissait assez clair, il avait compris que j'étais une pute et cette révélation semblait le faire regretter de m'avoir aidée. Je scrutai son visage pendant quelques secondes, avant qu'il ne décide de tourner les talons. Il semblait me considérer comme un être inférieur qui ne mérite aucun respect et ça me foutait hors de moi. Je n'avais de cesse de tenter de lutter contre le genre de préjugés dont son esprit semblait être rempli et je ne pouvais donc rester de marbre face à ses propos. En temps normal, j'aurais peut-être pu réussir à me contenir. Après tout, il venait de m'aider et je lui en étais encore très reconnaissante. J'aurais alors quitté le bar sur les nerfs, engueulé mon chauffeur de taxi à cause de son choix pourri d'itinéraire, je me serais foutue à moitié habillée dans mon lit et aurais passé la nuit à ressasser les événements de la soirée en fixant mon plafond. Toutefois, l'esprit échauffé par l'alcool, je ne pouvais me résigner à laisser passer ce que je considérais comme un affront.

Je me mis à le poursuivre à travers le club en faisait claquer bruyamment mes talons contre le sol de l'établissement. Je finis par atteindre le bar qu'il avait décidé de rejoindre puis claqua sèchement ma main sur la surface ce celui-ci, à quelques centimètres de l'homme, avant de l'interpeller d'un air offusqué.

THALIA - Hey, c'est quoi votre problème?

Je pivotai sur moi-même afin de capter son regard et de pouvoir le fixer dans les yeux. Si j'avais pris l'initiative de répondre à sa provocation, c'était non seulement parce qu'il m'avait énervée mais également parce que je ne parvenais pas à comprendre ce qui l'avait motivé à me parler ainsi. Dans une telle situation, la majorité des personnes aurait prétendu n'avoir rien entendu, quel que soit leur point de vue sur la question de la prostitution. Or, ses propos semblaient avoir été proférés avec une telle intensité qu'ils avaient réussi à m'intriguer et quand j'étais intriguée, je pouvais devenir extrêmement acharnée. Légèrement adossée au bar, j'attendais donc sa réaction avec impatience et une légère pointe d'adrénaline.

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MessageSujet: Re: Une nuit endiablée. Ou pas [Thalia]   Lun 13 Sep - 15:20

    Je la déteste sans même la connaître et surtout…je ne veux pas la connaître. Toutefois, rare sont les femmes à venir m’affronter, que ce soit verbalement ou physiquement. Elle m’interpelle sèchement et sans le savoir elle obtient, de façon assez minime, une partie de mon respect. Mais elle reste une prostituée et j’ai un jugement assez bas sur ses femmes que j’ai côtoyé une partie de ma vie. Je n’ai certainement pas connu les bonnes. Elle est belle, elle semble intelligente. Cela m’importe peu. Sincèrement, je n’ai pas la moindre idée de comment j’aurais réagis si j’avais su ce qu’elle était avant d’intervenir. Deux de mes principes fondamentaux ce seraient croisés. Mais je crois qu’au final, si la situation avait dégénéré, je serais probablement intervenu tout de même. Je suis un salopard, une ordure, mais je ne suis pas encore cruel et sadique. Elle s’avance vers moi d’un pas rapide et convaincu. Sa main claqua près de la mienne alors que je posais mon regard dans le sien. Brulant et furieux elle me dévisageait comme si j’avais balancé une atrocité … Oh, c’est précisément le cas mon vieux. Sauf que je me fiche autant d’elle que je me fiche de l’ordure que j’ai tabassée. « Hey, c'est quoi votre problème? » Avec cette autre bière, l’on pourrait presque dire que je suis bourré. Je ne bois jamais. Et lors des rares fois que je l’ai fait, je n’ai jamais bu plus d’un verre… Je déteste perdre la maitrise. D’ailleurs je me mets à sourire légèrement, ce que je n’aurais pas fait en temps normal. « Mon problème? Je vous assure que vous ne voulez pas le savoir, vous appelleriez les flics. » dis-je d’un ton amusé. Normalement, je n’aurais pas agi ainsi. Je n’aurais probablement pas répondu, j’aurais quitté le bar en lui lançant un regard meurtrier. Cette fille représentait tout ce que j’ai détesté et aimé. Je suis tombé amoureux d’une prostituée et celle-ci m’a trompé de la pire des façons. Je demandais au serveur de lui servir une bière et je payais celle-ci. Je me tournais ensuite vers elle pour dire plus sérieusement : « Écoutez-moi bien. Je vous ai aidé, tant mieux. Mais maintenant foutez-moi la paix et croyez-moi nous n’aurons pas l’occasion de nous revoir. Je ne vais pas aux putes. » Mon ton n’avait été ni sec, ni méchant. Malgré mon état, c’était bien ce que je pensais toutefois. Je vidais d’un trait ma bouteille et je me dirigeais vers la sortie. Je n’étais pas venu en voiture mais je glissais tout de même mes mains dans mes poches pour agripper mes clés. Ce qui ne fut pas un grand succès. « Merde… » grognais-je, agacé.

    Je sortis à l’extérieur et je me rendis à l’endroit où je venais de me bagarrer avec l’homme. Je cherchais sur le sol pour trouver mes clés sauf que ce ne fut pas très concluant. J’avais peut-être trop bu, ou bien elles n’étaient réellement plus là. Je ne pouvais pas retourner chez moi cette nuit sans mes clés. Au matin je pourrais toujours aller rencontrer mon propriétaire pour le double des clés mais pour l’instant j’étais coincé. Je lançais un autre juron puis je sortis mes cigarettes histoire de me calmer un peu. Ce ne fut également pas très concluant. Je retournais ensuite dans le bar pour venir retrouver Thalia. « Vous m’avez piqué mes clés?? » demandais-je sèchement. Mais oui accusons la prostituée … À ce stade-ci vaudrait mieux ne pas me chercher. Mais elle ne me connaît pas, et elle ne peut évidement pas savoir que j’ai déjà tué une de ses semblables… Il faut dire que cette dernière m’avait drogué et avait également essayé de me tuer. Elle ne peut pas savoir que je suis un tueur. De toute manière je sais encore me contenir … Mais bref, elle ne peut pas s’imaginer à quel point je peux être dangereux. « Parce que si c’est le cas … J’ai bien envi de retourner chez moi, et vous ne devez pas avoir envi de me voir plus longtemps … Alors c’est plus sage de me les rendres. » Oui … J’ai bu, je ne parlerais pas autant sinon. Je déteste vraiment l’alcool.
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MessageSujet: Re: Une nuit endiablée. Ou pas [Thalia]   Mar 14 Sep - 10:35


J'étais encore sous le coup d'une certaine dose de colère et d'indignation mais je devais toutefois avouer que la situation m'exaltait quelque peu. Je n'étais pas de nature à chercher gratuitement le conflit. Cependant, lorsque les circonstances le rendaient inévitable ou du moins justifié, il m'arrivait d'y prendre un certain plaisir. Trait typiquement humain, je présume. Il faut dire que j'étais plutôt douée à ce jeu. J'étais douée à toutes sortes de jeux, c'était mon métier après tout. La différence était que ce soir, j'étais bien décidée à tout faire pour fixer mes propres règles de bout en bout. C'était certes sans compter les multiples zones d'ombre entourant mon adversaire que je continuais à fixer et dont le tour était venu de déplacer le prochain pion.

Il ne tarda pas à réagir, répliquant en des termes qui auraient pu s'avérer menaçants s'ils n'avaient pas été prononcés sur un ton aussi léger. Il souriait. Je commençais à me demander s'il ne s'amusait pas avec moi. Je me hissai sur le tabouret adjacent tout en fronçant les sourcils. Tentait-il de me faire peur afin de me faire déguerpir ou avait-il dans l'idée de m'intriguer encore davantage? Je n'arrivais pas à le cerner et ça m'énervait.

Mon interlocuteur prit l'initiative de me payer une bière avant de me prier à nouveau de lui foutre la paix, sur un ton incroyablement posé, contrastant sensiblement avec celui qu'il avait employé quelques minutes plus tôt. J'allais de surprise en surprise et la fréquence de ses changements d'humeur troublait mon esprit déjà perturbé par les multiples décigrammes d'alcool que j'avais absorbés. Ainsi, je n'eus même pas le temps d'ouvrir ma bouche qu'il était déjà reparti. Je le regardai se diriger vers la porte, encore stupéfaite par sa personnalité qui semblait osciller constamment entre plusieurs extrêmes, puis lui lançai dans son dos:

THALIA - C'est un adieu alors?

C'est un léger sourire aux lèvres malgré la non satiété de ma curiosité que je plongeai mon regard dans mon verree. La situation était apaisée et je me sentais plus d'humeur à le poursuivre à nouveau. Je préférais conclure que ce type devait soit être un sacré manipulateur, soit être légèrement atteint sur le plan émotionnel, soit les deux. Quelques instants plus tard, sa voix résonna à nouveau derrière moi. Il m'accusait d'avoir piqué ses clés. Il ne manquait plus que ça. Je me retournai lentement sur mon tabouret de bar afin de lui faire face, un léger sourire aux lèvres.

THALIA - Non, mauvaise pioche!

J'avais la sérieuse impression qu'il me cherchait. Il devait entretenir un certain interêt pour l'image de la prostituée. Peut-être faisait-il partie de ces clients refoulés fascinés par les putes mais contraints à ne pas les approcher par la pression sociale et les restes d'une éducation judéo-chrétienne construite autour de la notion de péché. Il me semblait toutefois qu'il y avait chez lui quelque chose d'autre, de plus complexe. Je m'adossai légèrement au comptoir puis répliquai d'une voix tranquille et posée tout en haussant les sourcils.

THALIA - Vous auriez pu trouver une meilleure excuse si vous aviez simplement envie de passer plus de temps avec moi!

Je savais que je venais de lancer un pavé dans la mare et à vrai dire, ça m'amusait. J'avais envie de le tester. J'en avais besoin si j'espérais le comprendre. Je ne me serais toutefois jamais engagée dans une démarche aussi provocante si je n'avais pas été légèrement saoule. Peut-être l'aurais-je regretté. Peut-être le regretterai-je. Je croisai mes jambes, conservant un sourire subtil au coin de mes lèvres.

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Une nuit endiablée. Ou pas [Thalia]

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