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 I don't wanna be yours no more,

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AuteurMessage

AVATAR : Michelle Trachtenberg
PSEUDO : une petite fille
MESSAGES : 6
ARRIVEE : 27/07/2010


─ HIT ME ─
◊ PROFESSION : : Caissière dans un cinéma.
◊ LOVE YOUR ENNEMIES:
◊ KILL YOUR FRIENDS:

MessageSujet: I don't wanna be yours no more,   Mar 27 Juil - 1:47

I WANNA BE YOU.

« - Ah ! Putain !
- T'as mal ?
- Non.
- Menteuse. »



WENDY VALENTINE JONES
 

    Les enfants, c'est comme les Monster Munch : MIEUX VAUT TOUS LES MANGER.





    ÂGE ♣ « Dix-neuf ans. »
    NATIONALITÉ ♣ « Américaine, enfin, autant qu'on le peut avec une peau blanche. »
    ORIGINES ♣ « Européenne, française, bien que cela remonte à loin. »
    JOB ♣ « Caissière à mi-temps dans un petit cinéma indépendant miteux. Entre deux cours d'audiovisuel. »
    ÉTAT CIVIL ♣ « Je deviendrais une grand-mère à chat aigrie. »
    MON GROUPE ♣ « Habitante. »
    VUE SUR LE MONDE ♣ « Arrêtez le monde, je veux descendre. J'étouffe. Y'a un truc qui cloche ici. Je ne comprends pas la mort qui obsède et qui pèse. Elle est là constamment. Elle est là. Je comprends pas ce monde, j'en peux plus. Moi j'en peux plus de ce monde. Mais contrairement à toi, je ne l'abandonnerais pas. »
    VUE SUR VOTRE VIE ♣ « Ratée. Par ta faute, ça va de soi. Mon amour. »
    BUT DANS LA VIE ♣ « TE TUER PUTAIN ! .. Haha. »
    ET DIEU DANS TOUT CELA ♣ « Qu'il aille se faire foutre, mais pas aussi profond que toi. »
    EN UN MOT VOTRE VIE ♣ « Pourrie. »


    Time to rot your heroes in the sun.


    La première fois que j'ai vu The Virgin Suicides de Sofia Copola, je n'ai pas, comme toutes les gamines de mon âge, été fascinée par Trip, le bellâtre brun aux lunettes de soleil à peine sorti de la puberté, mais plutôt par Lux. Je me souviens parfaitement. On était assis par terre, sur le tapis rouge de ta chambre, devant la télé pourrie posée à même le sol, entrant à peine dans l'adolescence et notre amitié plus forte que jamais. « Étonnant », disaient nos mères inquiètes, n'osant prononcer le terme d'amants, le pensant cependant. Il n'y avait rien de cela. Alors que je fantasmais sur la blonde sensuelle au sourire délicieux, tu tombais amoureux du brun stupide. Je rêvais de voir mon nom écrit sur sa culotte rose, de peloter sa petite poitrine que j'imaginais ferme et rebondie, et tu me glissais à l'oreille en riant que tu l'aurais bien mangé toi, ce Trip.

    Nous regardions beaucoup de films ensemble, peu importe combien nous étions mal à l'aise face à l'autre, combien nous avions honte, combien nous nous méprisions, nous nous asseyions sur ce tapis rouge, pour regarder sur cette télévision vieillotte des classiques tous plus durs les uns que les autres, de Fight Club à Mysterious Skin en passant par The heart is deceitful above all things ou Requiem for a dream. Nous connaissions par cœur les répliques de Bonnie & Clyde, incarnant à nous deux le couple légendaire, rêvant d'une mort commune et grandiose sous le feu des projecteurs. Nous ne nous touchions pas, jamais, à moins d'être extrêmement mal. Mes mains restaient dans mes poches, dans les poches de ces jeans défoncés que l'on s'échangeait souvent. Souvent tu oubliais tes clés dans tes pulls, ceux là que je te piquais pour rentrer chez moi une fois le soir venu, pour retrouver ma mère hystérique alors que je t'abandonnais à la tienne, qui venait, je le sais, te retrouver dans ton lit. Je te tutoie encore, comme si tu étais là, à me regarder écrire, ta petite tête brune au visage d'ange riant de mon discours désabusé et cynique, parfois niais voire mièvre, et tu te moquais de tout, de mon écriture de gamine attardée comme de mon vocabulaire trop élevé, de mes fautes d'orthographes stupides et de mes contradictions ridicules de jeune fille inexpérimentée. On est passé par tous les clichés adolescents, s'embrasser pour « apprendre à le faire », attirer des pédophiles sur internet pour les regarder attendre, désespérés, au pied de l'immeuble. Au fond on était deux petites caricatures, c'était ça qui te faisait tant rire. Toi.




    « - Non, Valence, j'ai peur.
    - Allez ! Je te jure, ça fera pas mal. »
    Il plonge ses yeux dans les miens alors que son sourire s'élargit, dévoilant ses dents blanches. C'est trop haut. J'hésite, me mordille le bord de mes lèvres rosées. Je ne me maquille pas encore, je suis une gamine. Toi, tu passes du crayon noir à l'intérieur de tes paupières, je te regarde souvent glisser la mine colorée au bord de tes cils recourbés, bien plus longs et beaux que les miens. Tu soupires, ta patience commence à s'envoler, et tu tends ta main vers moi.
    « - On aura jamais de place sinon.
    - Ma mère va me tuer. »
    Tu rigoles.
    « - Oh, putain, c'est vrai, la mienne aussi ! »
    Je ne réponds rien. On sait tous les deux que c'est faux. Alors je souris, et je saute dans le vide. J'atterris quelques secondes plus tard sur les graviers grésillants, mes mains posées sur le sol, écorchées par le choc. Tu me regardes me relever, avec une lueur de fierté dans tes yeux. Je ne te regarde même pas, peut-être un peu vexée – pour ces raisons stupides que tu es le seul à comprendre. Sans un mot, nous nous engageons dans la ruelle sur laquelle donne la fenêtre de ma chambre d'où nous venons de sauter. Nous arrivons bien vite devant le cinéma où patiente une foule impressionnante. Nous sommes le 21 mars 2001, Valence et moi avons dix ans et quelques jours, et nous allons voir Requiem for a dream pour la première fois.




    C'est la première chose que je vois tellement c'est évident. Tu m'ouvres la porte sans même me regarder, comme toujours, qui cela pourrait-il bien être à ta porte, à cette heure, sinon moi. Tu soupires, alors que tu te retournes, fourres tes mains dans ton jean défoncé et rapiécé, aussi troué que la mémoire que tu n'entretiens plus, maintenant que tu as abandonné tes études. Tu sens sûrement mon humeur explosive. Je suis devenue, au fil des années, au fil de tes conneries, une boule de nerfs névrosée, inquiète, et désabusée.
    « - Tu as recommencé ? »
    Tu ne réponds pas, continue d'avancer, j'évite les merdes qui trainent sur la moquette fatiguée, seringues et bouteilles en tout genre, paquets de gâteaux envahis par des fourmis. Je te suis passive, je regarde un peu ta silhouette amaigrie, irréelle, transparente, tu sembles disparaître.
    « - Recommencé quoi ?
    - Je vais te trouver un boulot, Valence. Il faut que tu sortes de cette spirale. »
    Ta seule réponse est un « haha » désabusé, alors que tu plonges tes yeux d'un vert émeraude dans les miens trop banals. Tu as toujours été beau, le plus beau de tous, avec ton visage fin, tes yeux éclairs, ta peau trop pâle, tes cheveux noirs. Tu étais la parfaite incarnation de ces vampires dont rêvent à présent les petites filles, il ne te manquait que les canines – le goût pour le sang, tu l'avais déjà, depuis ta plus tendre enfance, lors de laquelle tu n'hésitais jamais à me saigner, diverses expériences délirantes, où j'étais ta petite victime passive, et tu t'amusais de mon regard stoïque, de mon indifférence à la douleur alors que tu découpais ma peau avec le rasoir abandonné par ton père disparu, et nous étions cachés dans le fond de la baignoire, derrière le rideau de douche d'un bleu aux lueurs d'extra-terrestres.




    Tu. Il. Que choisir, c'est trop difficile. Je ne peux pas accepter ta mort, ton absence pathologique, le rien. Je t'en veux. Il y a trop de regrets pour que je ne t'en veuille pas, mon amour s'est transformé en haine, les souvenirs se sont entachés de sang, de larmes, de dégoût, de vomi. Je me suis tellement bourrée la gueule à essayer de te pardonner, à essayer de relativiser, peu importe, j'ai toujours fini la tête dans la cuvette à dégueuler les toxines ingurgitées au cours des soirées, à dégueuler ta connerie, ton égoïsme. T'es mort sans moi, connard. T'es mort sans moi.




    « - En réalité, Wendy... J'aimerais que tu arrêtes de le voir.
    - Déjà, appelle moi Valentine. Et tu te fous de ma gueule !
    - Non, et je te prie de surveiller ton langage. »
    Je passe une main dans mes cheveux, alors que la rage m'envahit avec force. Je suis sanguine et détestable, une petite peste dans toute sa splendeur. Et une petite peste en pleine adolescence.
    « - Tu es juste une pauvre petite personne qui a peur, qui reste dans sa petite vie, bien rangée, et qui a trop peur pour en sortir, pour faire quoi que ce soit. En réalité, Maman, tu es jalouse, parce que moi, je vis. Et ça, tu le supportes pas, que ta petite fille Chérie grandisse. »
    La porte claque derrière moi – parce que pour l'effet dramatique, il faut bien sortir en trombe, sans même prendre de manteau, alors qu'il fait super froid dehors. Je sais où je vais, mes docs martens n'hésitent pas et frappent le sol avec force et détermination, le vernis reflète la lueur jaune des lampadaires. Le froid me mord sans retenu, je frotte mes mains contre mes bras dans des mouvements rapides, espérant ainsi me réchauffer. Heureusement, on habite à deux pas l'un de l'autre. On a toujours été collés ensemble, un pseudo truc de destin, il aurait plus manqué que tu t'appelles Valentin, on aurait été Valentin et Valentine, le sommet de l'irréel, du pathétisme. Nos mères se sont rencontrées à la sortie de la maternité, deux jeunes mères dépassées, abandonnées par leurs conjoint – ou dans mon cas, n'étant même pas sûre de son exact identité.
    « - Valennce !, je gueule, Valence putain, ouvre ! »
    J'appuie encore et encore sur la sonnette, je m'acharne comme certaines des groupies qui te pourchassent parfois, pauvres filles camées. Moi j'aime pas vraiment me défoncer, me piquer, sniffer, sucer. J'ai trop vu ce que ça faisait sur toi, j'ai trop vu pour plonger dedans moi aussi. Tu rigolais souvent en disant que n'importe quelle fille normale serait amoureuse de toi, et aurait consommé juste pour essayer de mieux te comprendre, pour expérimenter le même plaisir. Tu disais ça avec une pointe d'amertume, comme si ça t'était déjà arrivé, alors que je savais bien que non. Peut-être que cela était arrivé à l'un de tes contacts, qu'il avait vu sombré une pauvre fille influençable par sa faute, et que toi, à la fin de ta courte vie, tu avais confondu tes souvenirs avec les siens.
    « - Valence ! Merdeuh ! Va.. »
    Une quinte de toux me prend et m'empêche d'aller au bout de ma gueulante. Une porte à ma gauche se déverrouille, je me glace, le dos droit, et fixe l'endroit d'où le bruit résonne. La porte s'entrouvre, le visage d'une petite vieille apparaît alors qu'elle grogne :
    « - Un peu de tenue, mademoiselle. Il est tard. »
    Je ne réponds rien. Étonnée du silence, l'ancêtre avance un peu sa tête, et demande.
    « - Vous êtes bien l'amie de ce jeune dépravé ? ... Eh bien vous lui direz de ne plus laisser trainer de seringues désormais. J'ai des petits enfants moi mademoiselle ! » elle rajoute la voix tremblante et pleureuse avant de claquer la porte derrière elle.
    Et moi comme une conne, j'ai juste les genoux qui tombent, un rideau noir devant les yeux, et j'atterris sur le sol glacé du couloir déserté. Je reste immobile sans réagir. C'est pas une surprise, je sais que tu te piques, je le sais déjà, ça fait déjà une éternité. Tu as commencé tellement tôt. Je suis juste fatiguée. Je suis juste fatiguée. J'ai pas envie de gueuler, là, j'ai envie d'arracher ton visage et de le bouffer. Ton putain de visage d'ange.
    Tu ouvres la porte, tu passes une main dans mes cheveux tressés n'importe comment, et tu déposes un baiser sur ma joue.
    « - Allez Valentine, entre, j'viens d'ouvrir une bouteille de vodka. »




    Au départ, je t'ai suivi dans tes conneries, dans ton infinie quête de la désobéissance presque pathologique. On a commencé ensemble la boxe, à six ans. Ma mère s'en foutait, ça lui donnait plus de temps à passer avec son copain du moment, la tienne disait que tu aurais peut-être moins l'air d'une fille comme ça. J'ai directement été plus douée que toi, plus de force, plus de rage. Mais tu étais le plus aimé, le plus adulé. Nous reproduisions toujours le même schéma, à l'école comme à l'extérieur. J'étais la douée, celle aux notes incroyables, celle à la force étonnante, celle toujours stoïque et froide ; tu étais l'adorable, un peu maladroit, qui joue de sa stupidité, tu étais celui qui charme et finalement, tu t'en sortais toujours mieux, d'un battement de cils tu étais innocenté, alors que j'étais haïe par tous mes petits camarades, voire par mes professeurs – pour mon mépris non dissimulé, et parce que j'étais la seule que tu aimais vraiment. Tout le monde disait que même avec une mère comme la tienne, tu arriverais à t'en sortir, parce que tu étais « débrouillard ». Tout le monde se trompe.




    Je suis douée pour la boxe, mais je ne suis pas assez les règles. J'ai une fâcheuse tendance à sauter les étirements, les séances de musculation, et à ne venir que pour me défouler sur le sac, ou sur un autre. Toi, tu travailles avec une rigueur surprenante, mais malgré tes efforts, tu restes plus maigre qu'un clou tordu. Il faut dire que l'héroïne te bouffe les muscles autant que ton esprit – tu arrêtes la boxe l'hiver de tes quinze ans. Moi je continue, parce que contrairement à toi, je finis ce que je commence.
    Quand tu me donnes tes gants, je ne dis rien, je les pose à côté de moi, je sais ce que ça veut dire. Je me lève, étire ma jupe rouge trop courte, vais chercher une bouteille de coca dans la cuisine, puis je viens me rassoir à tes côtés, sur le tapis rouge rapiécé. Je rampe jusqu'à la télévision, cherche un peu dans les dvds alors que tu ouvres la bouteille de plastique et que le gaz emprisonné siffle, j'imagine la mousse qui s'échappe un peu. Le thème de Rocky emplit ta chambre alors que son prénom en lettre blanche défile sur l'écran de la petite télé. Tu éclates d'un rire glacé.
    « - Tu te fous de ma gueule. »
    Et moi de répondre.
    « - Totalement. »
    Tu te mords les lèvres dans un sourire et me tend la bouteille marron alors que tu sors une cigarette d'un étui argenté – celui que je t'ai offert pour ton anniversaire. Tu l'allumes, la portes à tes lèvres, et tu déposes ta tête lourde sur mes genoux, fixant les personnages boxant à l'écran, t'amusant de l'ironie de la situation. C'est toi qui avais voulu commencer ce sport, pour faire comme Rocky. Tu rêvais de taper dans une carcasse de viande frigorifié. Chacun ses délires.




    Je n'ai jamais pris part aux bagarres de rues. J'ai toujours soigneusement évité les gangs, les gamins à problèmes – enfin, autres que toi. Toi, je ne t'ai pas choisi, je n'ai pas eu le choix. Et puis, tu étais le plus respectable des enfants, quand nous n'étions encore qu'à l'école primaire. Tes notes frisaient l'excellence, tu prenais des cours de piano et de violoncelle, tu avais toujours une coiffure impeccable et tu ne te salissais jamais. Tu étais trop calme pour être « normal », disaient les mères jacasseuses à la sortie de l'école, alors que, récupérant leurs enfants épuisés et troués par une journée de jeux bruyants, tu passais tout près d'elles, sans leur jeter un regard, tes cheveux parfaitement tirés en arrière, ton jean incroyablement intact, ton sac à dos bien remonté sur ton petit dos droit, même tes chaussures semblaient neuves après des mois entiers. Tu étais un petit miracle à toi tout seul, plus sage qu'une image. Il n'y avait qu'avec moi que tu montrais ton vrai visage, tes sourires sadiques, tes envies de meurtres. Tu me racontais tout, espérant que cela nous lierait encore plus. Tu espérais qu'en me contant la noirceur de ton cœur et de celui de ta mère, je ne pourrais plus m'enfuir loin de toi. C'est stupide, au final, c'est toi qui est parti.
    J'ai fini par abandonner une partie de toi cependant. Je t'ai laissé prendre un peu d'indépendance, parce que je ne pouvais plus suivre. Je ne pouvais pas sortir chaque soir pour te voir te détruire un peu plus, je ne pouvais pas ne plus aller au collège, je ne pouvais pas me prostituer pour avoir ma dose. J'ai dû prendre du recul pour ne pas finir par tomber dans ton trou, un jour d'inadvertance où je me serais trop penchée pour essayer de te remonter. C'est toi-même qui me l'a ordonné, tu m'as dit de dégager, de nombreuses fois. Tu m'as dit que tu allais me détruire. Je ne suis jamais partie. Je me suis juste assise un peu plus loin.
    C'est stupide. C'est toi qui est parti.




    Je ne sais pas trop où vont me mener mes études d'audio visuel. J'ai choisi ça au hasard, dans l'urgence. Tu t'es suicidé peu avant le dernier examen. Mes notes ont été remarquables, pour la plus grande déception de ceux qui me jalousaient plus ou moins silencieusement. J'ai choisi l'université de L.A.. Section Audio visuel parce que j'ai une excuse pour être toujours fourrée dans un cinéma. J'aime y aller seule, pour pouvoir m'imprégner du film, de l'ambiance. Je choisis toujours le plus petit cinéma, celui où ils vendent le moins de cochonneries possibles – histoire qu'on me fasse pas trop chier à bouffer derrière moi en mastiquant honteusement. J'aime les sièges rouges en velours un peu rapiécés, arriver avec une bonne demie heure d'avance, attendre dans la salle qu'elle se remplisse, m'abrutir les yeux au premier rang, me faire un torticolis à force de devoir garder ma tête levée, être pieds nus et en tailleurs sur le siège rembourré. Les quelques rares garçons qui m'ont invitée au cinéma n'ont pas bien compris pourquoi j'exigeais plusieurs sièges d'écart entre nous. J'aimais regarder les films avec toi, parce que tu ne parlais pas. Tu ne me regardais pas. Nous étions tous deux tellement obnubilés par le film, par le jeu des acteurs, par la musique, par les lumières, par les dialogues, les voix qui s'entrecroisent, les plans, les paysages, les effets spéciaux, que nous ne nous rendions même plus compte que l'autre existait. C'était parfait. Les autres se sentent toujours obligés de jeter un coup d'œil, pour voir si l'on rigole, si l'on apprécie, ils nous glissent parfois quelques mots à l'oreille, une remarque futile. Quand le générique de fin défile, nous attendions toujours la dernière note, la dernière ligne pour éteindre. Nous restions béats devant l'écran noir. Je ne supporte pas ces gens qui sortent dès les premières secondes du générique. J'ai l'impression qu'ils n'ont rien compris au film.




    Petite je voulais être chirurgienne. Je ne sais pas trop si c'est encore ce que je veux faire. Quand j'ai vu The Countess de Julie Delpy, j'ai été fascinée par la détermination avec laquelle le personnage se coupe le sein pour glisser dans la plaie béante la mèche de cheveux de son amant. Lorsque tu me découpais au rasoir et que c'était trop profond et que tu riais alors que je faisais semblant de ne rien ressentir, je me recousais avec une aiguille et un fil noir. J'ai encore beaucoup de cicatrices. Ca me faisait horriblement mal et je me mordais les joues de l'intérieur pour ne pas pleurer, je percevais ça comme un entrainement. Maman ne le voyait qu'une fois sur trois. A force, nous avions trouvé les endroits qu'elle ne regardait pas. Ce n'est pas que j'aimais me faire saigner ainsi, je détestais ça. C'était une question de fierté. Je ne refusais jamais, parce que je n'acceptais pas l'idée que tu puisses me faire du mal. C'était nos deux égos sur-dimensionnés qui se battaient, qui s'écorchaient. Tu voulais me faire crier, me faire pleurer, et je te narguais en silence. Il y avait d'autres choses que tu me donnais en compensation de cette douleur. En échange, tu me racontais tout.
    En échange tu me promettais une sorte d'éternité que tu m'as enlevé depuis.




    « - Valentine, tu peux garder un secret ?
    - Oui. »
    Je réponds dans un murmure étouffé. Nous sommes dans ma chambre, nous sommes des enfants aux joues enfantines mais à l'esprit plus si naïfs. Maman nous a fait des crêpes au diner et nous a laissé seuls pour la nuit, je ne sais pas ce qu'elle va faire, c'est pour ça que j'ai invité Valence. Je n'aime pas être seule la nuit, je suis trop petite, mais Maman s'en fiche. Elle dit qu'à neuf ans, je suis assez grande. Nous avons construit une maison entre mon lit et mon bureau avec des draps multicolores et une guirlande de noël, mes peluches sont étalées partout, et nous sommes allongés sur ma couette à parler alors que la fatigue commence à nous rendre amorphes. On a regardé L'odyssée de l'Espace, de Stanley Kubrick, tout à l'heure, mais nous n'avons pas compris grand chose. C'est peut-être parce qu'on a fumé cette drôle d'herbe qui sent fort que ma mère cache derrière la commode de sa chambre, pour essayer. C'était pas très bon.
    « - Tu sais que ma mère est amoureuse de moi ?
    - Oui. »




    « - Ah ! Wendy ! »
    Le souffle court le cœur battant je regarde cette femme aux cheveux noirs qui, assise au bord du lit, me jette un regard éploré. Le dégoût et le mépris me prennent violemment. Elle a tes yeux, ton visage, ton allure. Je ne peux pas voir cette femme. Je ne peux pas. C'est une réaction physique, étrange. Elle se retourne vers toi, me libérant ainsi de son regard pathétique.
    Le visage impassible, les yeux fermés, la bouche entr'ouverte, tu reposes dans un linceul immaculé. Tes traits reposés, ta respiration calme, à peine audible. Tu sembles dormir, entouré d'un blanc angélique. Je ne te reconnais presque pas, fantôme. Sur tes deux poignets rouges, des gazes compressées retiennent le sang poisseux, cassant avec le neigeux tableau monotone. Le « bip » régulier du cardiogramme est à la fois effrayant et rassurant. Tu es en vie, mais tu sembles mort, plus pâle et inerte que jamais. Un cadavre endormi, un suicide inachevé.
    Mes jambes lourdes d'inquiétudes et de tremblements me mènent difficilement jusqu'au bord du lit d'hôpital. Je m'assois sur la chaise désagréable, glacée, qui entre en contact avec mes jambes nues. Frisson. Je ne me suis même pas habillée.
    « - Vous n'avez rien à faire là », je murmure, sans même la regarder, caressant ta main du bout de mes doigts maladroits, peureux, d'un geste que je sais que tu ne peux pas sentir, dans ton coma nébuleux.
    « - Je suis sa mère », elle répond par automatisme, sans savoir ce que ce mot représente.
    « - Vous avez perdu ce titre quand vous l'avez violé la première fois.
    - Je vais chercher un café. Préviens-moi s'il se réveille. »
    Elle sort, gardant une pseudo fierté pathétique, le dos droit, la tête haute. Je serre ta main dans la mienne en silence retenant mes larmes inutiles. Je resterai là jusque ton réveil désespéré.
    « - Sale petit con. », je murmure. Ne me répond que le bruit horrible et mécanique des appareils sensés te maintenir stable.
    Tu n'as jamais su l'être.




    « - Hey.
    - Hey. »
    Silence. Tes yeux injectés de sang cherchent à reconnaître ce qui t'entoure, sans succès.
    « - Je suis en vie alors.
    - Autant que tu peux l'être.
    - Où est ma mère ? »




    Je passe le coton imbibé d'alcool sur la plaie violette. Tu grimaces méchamment, regardant de tes yeux dilatés la plaie infectée. Il est possible d'éviter les abcès, avec un bon matériel, une technique parfaite, une hygiène impeccable, tout ce que tu es incapable, en bon junkie, d'entretenir avec rigueur. Ca a l'air de faire affreusement mal mais aucune pitié ne transparait sur mon visage de glace.
    « - Je croyais que tu voulais pas m'aider.
    - T'es stupide. »
    Un rictus sur ton visage autrefois parfait.
    « - Je veux pas que tu continues cette merde, je glisse alors que je serre d'un coup sec le bandage autour de ton coude brûlant ignorant le râle de douleur qui s'échappe de tes lèvres, mais je te préfère avec deux bras Chéri.
    - C'est toi qui est stupide alors. »
    Je ne réponds rien, et m'assois à côté de toi. Je sais parfaitement ce que tu veux dire. Je suis stupide de t'aider. Je devrais te laisser crever tranquillement, histoire que tu ne culpabilises pas.
    « - J'te laisserais pas t'enfuir Connard », je grogne.
    Et toi t'éclates de rire.




    Mon problème est de ne pas avoir su me détacher assez tôt. Ta première tentative n'était pas un appel à l'aide. La deuxième non plus. Tu as d'ailleurs réussi à orchestrer la deuxième dans un secret des plus militaires. Tu ne fus retrouvé qu'au dernier moment par le plus pur des hasards. Tu avais tout calculé, méticuleusement. Tu avais prévu mon week-end de vacances avec ma mère, le départ de la tienne. J'aurais dû passer te voir le lundi matin pour te forcer à venir en cours avec moi, et j'aurais retrouvé ton cadavre inerte dans la salle de bain, recouvert de vomi, entouré de pilules éparpillées. Tu voulais mourir dans la douleur la plus atroce pour que je te pardonne.
    Tu n'avais pas compris que je ne pourrais jamais te pardonner. Et de toute façon, tu t'es raté, stupide, tu n'avais pas prévu la fuite de gaz chez la voisine, et les pompiers qui ont forcé ta porte même pas deux heures après l'injection des dizaines et dizaines de cachets. Quelques lavages d'estomac, une douleur insupportable, et tu étais plus vivant que jamais, cruelle ironie.



    « - Tu dessines quoi ? »
    Je relève ma petite tête et t'observe. Assise en plein milieu de la rue déserte de notre ville du nord de l'Idaho, j'ai les mains toute colorées, de rouge, de bleu, de jaune, je suis toute arc-en-ciel. Je te lance un grand sourire.
    « - Je colore le sol. »
    Tes yeux sombres observent mon œuvre d'art enfantine en silence. Sur le béton gris où souvent des voitures s'aventurent à des heures plus matinales se chevauchent différentes tâches de couleur plus ou moins vives, grossièrement étalées à la craie, quelques bonshommes souriants se donnent la main dans une immobilité parfaite, leurs cheveux violets et leurs dents rouges. Je reprends mon travail consciencieusement, m'attaquant à dessiner un grand soleil, tout rond. Tu t'assois à mes côtés alors que je tourne autour de mon cercle jaune vif, et colore avec moi le monde trop triste. Nous habitons en banlieue et à cette heure de fin de matinée un jour de semaine, les voitures sont rares.
    « - Tu me marieras quand on sera grand Valentine ?
    - On peut pas », je réponds, concentrée, tirant la langue pour mieux réussir les rayons qui s'échappent de mon soleil.
    « - Ah bon ? », tu demandes en rajoutant du sang sur la scène de meurtre enfantine que tu dessines au milieu de mes licornes.
    « - J'crois qu'on est jumeaux mais qu'on a été séparés à la naissance et qu'on a pas nos mères en commun mais le même père, tu vois ?
    - Ca se tient. »




    Valence. Valence. Valence, Valence ! Petit con. J'imagine encore ton corps ensanglanté ta cervelle éparpillée sur le béton, tes bras, tes jambes, tes membres disloqués par le choc. Ton si beau visage défiguré, ton nez arraché, tes yeux exhortés, de la purée d'imbécilité adolescente, l'apogée de ta vie pourrie, de ta connerie dégueulasse, de ton égoïsme éhonté. Tu sais qu'un bout de tes entrailles a atterrit dans la chambre de ta petite voisine, là, la blonde de cinq ans qui vivait au rez de chaussé ? Elle jouait à la poupée dans sa chambre et puis y'a un quart de ton intestin qui a giclé sur sa maison Barbie. Un jour tu m'avais promis que tu me laisserais te tuer. On s'était aussi promis qu'on se marierait, moi la lesbienne refoulée et toi le gay pseudo-bi-pour-le-boulot-parce-que-les-filles-sont-moins-violentes-que-les-mecs, tant que tu porterais la robe et moi le smoking. On s'était promis beaucoup de choses.
    Je me demande ce à quoi tu as pensé, juste avant de sauter, la seconde où tu t'es élancé dans le vide. Je sais pas si tu peux vraiment penser à quoi que ce soit, à ce moment-là. Sûrement un putain de sentiment de liberté, de déchirement, de peur aussi, évidemment. Je ne peux pas croire qu'on puisse être libéré de toute angoisse de la mort, peu importe combien elle t'attire, tu en avais peur, comme tout le monde, parce que peu importe combien tu la rêves, elle te reste inconnue. Tu ne peux connaitre la mort qu'une fois que tu l'embrasses. Peut-être que sauter dans le vide c'est un peu le même sentiment que le premier shoot. On sait pas à quoi s'attendre, on a une petite idée, mais on la sait inexacte, on sait que rien ne pourra égaler l'expérience, que la connaissance théorique est futile, ridicule. Il ne suffit pas de savoir que les muscles se relâchent, que les pupilles se dilatent et que l'endorphine est libérée au moment où le produit est déversé dans le sang, comme il ne suffit pas de savoir que le cerveau s'arrête, que les organes s'arrêtent, que tous les fluides corporelles se déversent d'un coup au moment où le corps heurte le sol. Il y a tout d'abord l'envie grandissante. Puis cela devient une obsession, jusqu'à ce qu'on aille se placer devant celui qui nous permettra de réaliser le désir, poussé par l'avidité, la lassitude, la curiosité, le désespoir. Il y a quelque chose de létal dans le fait de se piquer. On ne choisit pas la technique au hasard. L'héroïne se fume et se sniffe, tu l'injectais dans tes veines, pour une défonce plus rapide, mais aussi pour le plaisir de te faire saigner, d'injecter un produit inconnu et dangereux dans tes veines, de faire trouer ta peau d'une aiguille large et douloureuse. Un échantillon de mort. A chaque piqure, on risque de ne plus jamais redescendre - c'était ça qui te faisait vibrer. On se prépare, on hésite, parfois on est aidé par un autre, parce qu'on ne sait pas trop comment faire. On se laisse aspirer par le vide, on se laisse fasciner par la flamme qui fait fondre la dope dans la cuillère, celle-là qui deviendra un outil indispensable et porte bonheur. La différence entre le premier shoot et le premier saut, c'est que le premier shoot, on sait qu'il y en aura des milliers qui suivront.
    Le saut, c'est le premier, et le dernier. La fin.




    « - Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant que... euh... »
    Elle hésite, se mordille la lèvre, gênée. Comment le dire ? Elle n'ose pas parler de mort, encore moins de suicide. Elle n'ose même pas dire son nom. Elle m'agace.
    « - Maintenant que Valence a sauté du douzième étage ?
    - Euh... oui.
    - Je vais aller à l'université, merde, qu'est-ce que tu veux que je fasse ? »
    J'allume une cigarette et vais me poster à la fenêtre alors qu'elle reste assise face à la table et sa petite tasse de thé bien rangée, bien lavée, bien sous tout rapport.
    « - Je pensais que tu aurais besoin d'un peu de temps pour... euh... Récupérer ?
    - Je vais bien. », je réponds catégorique, espérant mettre fin à cette discussion lourde et hypocrite. Cette femme n'a jamais été une mère.
    « - Bon... Et où iras-tu ?
    - Je vais aller à Los Angeles. », je dis froidement, fumant tranquillement. La fumée qui s'engouffre dans l'appartement la fait tousser frénétiquement, j'ignore, agacée et cruelle.
    « - Je croyais que tu étais acceptée à Yale, en médecine ?
    - Non. »
    Mensonge. Je suis acceptée. Je ne veux pas. Voilà tout. Je lance la cigarette dans le vide et la regarde voleter pathétiquement. Elle éclate en un éclair rouge sur le sol.
    « - Et je pars demain.
    - Tu n'as pas de petits amis à qui dire au revoir ? »
    Je fixe la clope morte sur le béton, explosée.
    « - Non, je n'ai pas d'amis. »




    « - Valentine. Il faut que tu me libères. »
    Tu passes ta main dans mes cheveux trop longs, de fille. J'aurais été un garçon, tu aurais été amoureux de moi, dans le sens sexuel du terme. Amoureux de moi, tu l'es déjà. Ma tête sur tes genoux, je me laisse bercer par les images que la télévision nous renvoie, silencieuse. Je ne sais même pas quel est le film qui tourne, indifférent à notre humeur trop morte pour lui prêter l'attention qu'il mérite probablement. Ton autre main vient se poser sur ma taille. Tu la laisses là, inerte, je me laisse envahir par ta chaleur maladive.
    « - Je peux pas, Valence. Je peux pas.
    - Je vais partir quand même », tu murmures en caressant ma chevelure mécaniquement.
    « - Je sais.
    - Tu m'aimes ?
    - Hum. »
    « - Tu m'aimes mais tu me laisses porter toute la responsabilité. Tu me laisses crever avec ta douleur sur ma conscience.
    - C'est la moindre des choses, Chéri. »
    Je me tourne un peu pour observer ton visage, ta main atterrit sur mon ventre. Plus pour longtemps. Plus pour longtemps.




    « Putain j'ai trop chaud. » « Tu vas survivre ! Je le sais ! » « … Ah wé ? AH WE ? Bah je vais me suicider, et t'auras l'air CON ! »





    PSEUDO ♣ une petite fille.
    AGE ♣ Dix-sept, encore.
    AVIS SUR LE FO' ♣ J'ai vu Fight club pour la première fois quand j'avais sept ans. Avant, je restais béate devant le poster que mon frère en avait, au dessus de son lit.
    JOURS DE PRÉSENCE ♣ Tous, normalement.
    CODE DU REGLEMENT ♣ Oh my god, they fucking killed Kenny !
    CREDITS ICONS/AVATARS/SIGNS ♣
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Dernière édition par W. Valentine Jones le Jeu 29 Juil - 19:32, édité 24 fois
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MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Mar 27 Juil - 2:16

Han, j'aime la première citation en vert! Very Happy
(nonn non je rigole hein, si ça s'ébruite je vais plus pouvoir faire de baby-sitting après! $$$)
BIENVENUE!
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MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Mar 27 Juil - 3:27

    Y'a des perles dans les commentaires de bash.fr parfois mwahaha

    Mercii en tout cas <3 *s'en retourne à sa fiche en gambadant*
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MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Mar 27 Juil - 3:29

j'aime ton avatar, j'aime ta fiche et puis le reste, bienvenue, bonne continuation pour ta fiche I love you
────────────
    Cette histoire de développement durable,
    c’est de la connerie, on est déjà foutu ; c’est
    comme si on exigeait à un cancéreux en
    phase terminale d’arrêter de fumer sur
    son lit de mort.
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    MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Mar 27 Juil - 11:40

    j'aime beaucoup ton style d'écriture, je te réserve la divine michelle I love you
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    MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Jeu 29 Juil - 18:18

      Merci à vous deux ! Après moultes et moultes (si si ça s'écrit comme ça) retouches, j'ai fini What a Face
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    MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Jeu 29 Juil - 20:05

    Tes textes sont. Wa. Tu vois ?
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    MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Jeu 29 Juil - 20:12

    Jack Harrison a écrit:
    Tes textes sont. Wa. Tu vois ?
    + 1. Shocked En plus du Nancy Sinatra dans ta signature c'est magique.
    Bienvenue à toi !
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    MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Jeu 29 Juil - 21:28


      c'est sublime, je te valide ma belle I love you
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    MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Ven 30 Juil - 0:16

    MY GOD j'adore !!
    Réserves moi un méga lien d'la mort pour quand je rentre de vacance ! Twisted Evil
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    MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Ven 30 Juil - 0:49

      C'te claque en pleine gueule en te lisant. Des comme ça j'en voudrais tous les jours. Je me doute bien que t'as compris que tes écrits sont divins, hein, mais sait-on jamais, et puis ce genre de remarque est rarement nocif, j'crois, alors bon. J'ai hâte d'avoir l'occasion d'en lire plus. Et euh, bienvenue ?
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    MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Ven 30 Juil - 14:27

      C'est rarement nocif, mais c'est tellement dur d'y répondre, parce qu'on peut facilement avoir l'air soit imbu de soi-même, soit être agaçant de fausse modestie, ou pire, que cette "modestie" soit réelle et que l'objet des compliments au lieu de remercier gentiment et d'être flatté réponde en se descendant lui-même pour compenser.

      ... Bref. En gros, je ne suis pas douée pour répondre et je suis un cas social qui réfléchit trop dans des situations qui ne devraient pas être compliquées au départ. Un grand merci cependant, ça, c'est sûr.

      (Et vive Nancy Sinatra et Kill Bill *___* Et puis These boots are made for walking est magique *_* - oui je sais elle est pas citée dans ma signature mais elle me fait toujours rire.
      Et Shoshana, je te réserve un lien volontiers <3 Va juste falloir que j'fasse ma RS avant T_T)
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    MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Sam 31 Juil - 20:10

    W. Valentine Jones a écrit:
      C'est rarement nocif, mais c'est tellement dur d'y répondre, parce qu'on peut facilement avoir l'air soit imbu de soi-même, soit être agaçant de fausse modestie, ou pire, que cette "modestie" soit réelle et que l'objet des compliments au lieu de remercier gentiment et d'être flatté réponde en se descendant lui-même pour compenser.

      ... Bref. En gros, je ne suis pas douée pour répondre et je suis un cas social qui réfléchit trop dans des situations qui ne devraient pas être compliquées au départ. Un grand merci cependant, ça, c'est sûr.

      (Et vive Nancy Sinatra et Kill Bill *___* Et puis These boots are made for walking est magique *_* - oui je sais elle est pas citée dans ma signature mais elle me fait toujours rire.
      Et Shoshana, je te réserve un lien volontiers <3 Va juste falloir que j'fasse ma RS avant T_T)
    Tu me plais toi Ouais je te comprends parfaitement mais il est vrai qu'à part un 'merci' je ne sais jamais quoi répondre, et même si j'ai l'impression que pour les autres cela suffit aisément et que c'est dans la convention de le faire, je sens que je n'en ai pas dit assez.

    Mais cela reste une fiche fabuleuse et un perso magnifique, par conséquent je te demanderais un lien absolument !


    PSJe le concède, Kill Bill est un chef d'œuvre, j'ai préféré le 1 pour l'ambiance et le 2 pour son cast et le rôle qu'il a.
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    MessageSujet: Re: I don't wanna be yours no more,   Dim 1 Aoû - 20:24

    En ce qui concerne la réponse, tu t'en tires très bien rassure-toi. On peut soit se compliquer la vie en se demandant "qu'est-ce qu'il convient de répondre dans ce genre de situation pour faire bonne impression ?" et s'interroger longuement au sujet des protocoles sociaux de base, ou on peut se la jouer naturel, comme tu l'as fait, et on y gagne tout.
    Mais je plussoie Jack, "merci" ça semble si peu, si peu significatif, certains savent s'en contenter mais ce n'est pas le cas de tout le monde. BREF. Tu peux dire ce qui te passe par la tête sans crainte d'être prise pour un cas social, ce sont ceux-là même qui te trouveront étrange qui n'ont rien compris. Je conclurais là dessus. -->[ -]
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